géorgiques de guillaume condello 4

et la tristesse des machines

roule

sur le tapis

des pensées            incohérentes

et le sang qui

coule

sur les murs

une fresque            barbare

gestes mémorables

sur la voûte

et le chemin des soleils de néons

identiques

à la croisée des chemins

elle

tombe

hécatombe pour qui

et le sang qui

se fige

d’effroi

tu penses            en regardant

et cela

devant

muet

qui te fixe            sans ciller

dans l’espace intérieur

la mort attend

la bête suivante

et nous

une machine d’os et             de tendons

de muscles

de pistons de

courroies

roule

morceau animal

dans le feu

couverts de graisse

pour les dieux

les bras de l’ouvrier

la viande

le fer, le fer

et toujours recommencé

le flot du sang et

les organes qui

coulent

un corps            écartelé

aux quatre coins

d’une usine             je sais

c’est un endroit

où l’on souffre

au huitième cercle

tourne

les flux continus

des corps sans faute

et le cri

continu

sous le silence des machines

et le cri

informulé

de ce qu’il y a                        là

et le bruit

continu

et la tristesse des machines

le nouveau livre de laurent albarracin

Vient de paraître

EXPLICATION DE LA LUMIERE

par Laurent Albarracin

l’auteur
Laurent Albarracin est né en 1970 à Angers. Il vit en Corrèze. Il tient une chronique de poésie sur le site internet de Pierre Campion.

l’ouvrage
Une écriture qui s’attache au plus près des choses et s’entiche d’elles jusqu’à les définir et les expliquer par tautologies se succédant et nourrissant le texte. Comment la chose s’explique par elle-même en la regardant, la vidant de sa matière pour mieux la restituer par comparaisons,métaphores ou métonymies. Voilà l’explication de la lumière à laquelle procède l’auteur.

extrait
la lumière brille et elle sue, elle est mica continu, elle est le sang de veines qu’invective
le sang, elle est un sang qui défriche à toute vitesse le corps, elle est une serpe dans les
courbes, la lame dont la lame est la garde, l’épée de la brillance de l’épée,
elle sangle l’air, est un cheval débridé, composé de son galop, d’un empilement de son
galop, de toute une vaisselle d’empilement, d’entrechoquements par quoi la lumière est
et s’illumine, guirlande et principe de vases se brisant, se tombant les uns dans les
autres par miettes explosant,

48 p., 14/19 cm, 10€
isbn : 978-2-917136-24-9

Dernier Télégramme
27 rue Aigueperse
87000 Limoges
dernier.telegramme(arobase)free.fr

la page netvibes de laurent albarracin

l’offensive d’alin anseeuw 6 & dernière

Qui est lisible malgré tout) de lettres

Qu’on affectionne de produire en secret

J’y crois j’ai une pensée autour de toi

Pour me mettre à écrire sur les raisons

De fixer là un sens qu’on ne peut tenir

C’est un peu la poudre qu’il nous jette

Aux yeux (son idée fixe du commencement

Comment s’accroche-t-elle à son présent

Pourquoi des poèmes avec trop de blanc)

Une zone grise emportée par la dynamite

Ou par la vitesse d’écrire sur une page

Quelque chose de techno je ne sais quoi

Commence de la même façon comme le vers

sonnet justifié de 14 vers de 39 signes

alin anseeuw possède un site internet

lettre de la magdelaine

A  lire, écrite par Ronald Klapka, la dernière livraison de la lettre de la magdelaine consacrée à Pierre-Henri Castel qui publie L’esprit malade aux éditions d’ithaque.