Archive pour janvier 2010
la joie est vulgaire de charles-mézence briseul
Vient de paraître chez l’une & l’autre la joie est vulgaire de charles-mézence briseul, un récit de 114 p., présentation à l’italienne, intérieur en bouffant cartoon, couverture à rabats en sirio pearl merida cream s’il vous plaît, l’objet est aussi beau que le texte, le prix modique, vous seriez impardonnables…
Vous pouvez commander le livre auprès de votre fournissseur habituel.
la joie est vulgaire
114 p. / 10 €
l’une & l’autre
99, rue du faubourg du temple
75010 paris
lune-lautre(arobase)orange.fr
l’offensive d’alin anseeuw 2
Ici qu’à Spa est-il utile de l’indiquer
Préciser ce qu’on entend à partir de là
Dans des arbres où la lune manque d’air
Je sais que c’est ainsi que ça commence
La forêt brûle par ce qui la fit naître
La terre est dans l’angle de la lumière
Une machine de guerre implacable poésie
Essayée essuyée arrêtée par des légions
Dont la distribution la dispersion sont
De qui prend de la distance et commence
Le récit dans la limite d’une ouverture
Avec une main dans la fenêtre naturelle
Comme il convient de traverser le temps
sonnet justifié de 14 vers de 39 signes
à propos de souffles d’agnès gueuret
Un article de Jean Alexandre dans la revue Libresens N°187 Janvier-Février 2010 (Bulletin du Centre protestant d’Études et de Documentation):
La première chose qu’il faut souligner à propos de ce livre, c’est la profondeur de son inspiration alliée à l’originalité de sa conception. Sans oublier la pureté de son style.
Les souffles dont il est question, associés en plus d’un mode, sont multiples, nés de paroles, ou mieux, de voix fort distantes les unes des autres. Entre de lointaines actions d’apôtres, leur écriture dans le livre des Actes, les lectures anciennes ou nouvelles que l’on peut en faire, enfin les moments d’une vie de chez nous, dans les tours et détours au long cours d’une vocation et des communautés qui l’accueillent, Agnès Gueuret tisse, non une synthèse, mais plutôt comme une écharpe aux tons changeants et cependant accordés, ou mieux, comme un cabotage aléatoire et cependant orienté.
Poèmes, récits, souvenirs épurés, rappels d’aventures lointaines, temps d’aujourd’hui, méditations, temps d’autrefois, de naguère ou de jadis… tout cela trouve son organisation littéraire, son suivi plutôt, dans une modeste et néanmoins savante série alphabétique.
Le dialogue inauguré, dit-elle, entre Luc et Théophile avec Le Pas du temps, poursuivi souterrainement Sur les Sentiers de Qohéleth, s’achève ainsi dans Souffles, où les voix qui s’interpellent aujourd’hui comme au temps de l’élaboration des Écritures s’élèvent pour tenter de dire et de redire « la parole entendue au plus profond du temps », attendant de nous cette « allégeance en l’instant consentie tel un commencement ». C’est ainsi que le temps et les questions qu’il ne cesse de susciter en nous sont au cœur de ces trois ouvrages.
Mais ce qui est aussi en question dans ce livre, c’est la communauté, ou les communautés, avec tous leurs aléas – ententes, partages, remises en cause, contradictions, conflits – tant les liens entre aspirations personnelles et volonté de vivre ensemble touchent à la racine des vies lorsqu’il est question de se laisser agir par ces souffles nés du Souffle.
Bref, c’est la lecture des Écritures au sein d’une vie, comme si, pour seul viatique, il s’agissait, comme l’évoque Agnès Gueuret, de se diriger en mer… Et puisqu’elle est normande, on peut la comparer aux personnages de cette vieille chanson de marins du Cotentin qui évoque le sort aventureux d’iceux qui viageaient sus la mè.



