Archive pour février 2012

soirée poésie à Amiens

Le vendredi 9 mars 2011 à Amiens (80)
La librairie Pages d’encre et l’association Zébulon
propose dans le cadre
du Printemps des poètes une soirée
«C’est pas l’printemps!»

Dans le film «la poésie s’appelle reviens» de Gilles Weinzaepflen réalisé en 2010, la Picardie est mise en avant comme l’un des deux pôles les plus actifs en poésie contemporaine (avec Marseille) et Ivar Ch’vavar (poète picard amiénois) est cité comme l’un des  poètes les plus importants de la décennie passée, défricheur et créateur de formes nouvelles avec Lucien Suel (poète et romancier Berckois); il nous est apparu que cette reconaissance nationale est peu visible  et donc peu médiatisé au niveau local. C’est pour donner un espace de lisibilité à ce champ délaissé que la librairie Pages d’encre à souhaité mettre en place une rencontre à l’occasion d’une actualité éditoriale, en faisant aussi appel aux compétences  de l’association Zébulon et de ses soirées Par les docs (échanges et convivialité autour du documentaire) afin de mutualiser les savoir-faire et de croiser les publics.

(Déroulement de la soirée:)

17h30 : Rendez vous à la librairie Pages d’encre
1, rue des chaudronniers à Amiens
pour une rencontre et dédicace avec :
Lucien Suel pour la parution de «Blanche étincelle» à La Table Ronde
Ivar Ch’vavar pour la parution de «Le marasme chaussée» chez Flammarion, «Travail du poème» et «Titre» aux éditions des Vannaux
Gilles Weinzaepflen  pour la parution de «Noël Jivaro» chez Le clou dans le fer et le film documentaire «La poésie s’appelle reviens» dvd chez l’Harmattan.

19h30 : Rendez vous à La Briqueterie (entrée libre)
2, rue Lescouvé à Amiens
l’association Zébulon
propose
PAR LES DOCS  convivialité et échanges autour du documentaire
20h : diffusion du film «La poésie s’appelle reviens» de Gilles Weinzaepflen, 57mn, échanges en présence du réalisateur, de Lucien Suel et Ivar Ch’Vavar ainsi que d’autres invités, enseignants, universitaires, artistes…
Une veillée en images loin du petit écran!
22h : lectures de textes par les poètes

Boissons et grignotages

renseignements : 06 03 29 21 48

(à propos du film:)

«La définition de la poésie bouge. Des tendances très diverses se développent. Le texte n’est plus le seul critère: musique et son, performance, théâtre, art contemporain, vidéo, enrichissent ce domaine, qui reste malgré tout très attaché au livre. Si la plupart des grands éditeurs ne publient plus de poésie vivante, de nouveaux acteurs ont pris le relais et s’impliquent dans un travail de rayonnement. Le poète est résistant : il protège, renouvelle et renforce le trésor de la langue, convoité par les médias, le monde marchand, la politique. Si la poésie revient, c’est sans doute que quelqu’un l’appelle : le public ?»

Blues pour chevaux verts à Paris

L’institut culturel rumain vous invite, dimanche 18 mars 2012, à 15 heures, sur son stand au salon du livre de Paris pour la lancement du livre de Letitia Ilea Blues pour chevaux verts.

La présentation, animée par Valérie Cadet, réunira Letitia Ilea, Fanny Chartres, la traductrice, Pascal Boulanger, poète & critique ainsi que Charles-Mézence Briseul, l’éditeur.

Venez nombreux !

 

STAND Y66
Paris Porte de Versailles – Pavillon 1
Boulevard Victor, Paris 15ème

Blues pour chevaux verts de Letitia Ilea

Vient de paraître aux éditions le corridor bleu Blues pour chevaux verts de Letitia Ilea, traduit du roumain par Fanny Chartres.

Blues pour chevaux verts est avant tout une déclaration d’amour et d’amitié de Letitia Ilea aux êtres qui lui sont chers et dont le souvenir réconforte, malgré la menace permanente de leur disparition : sa mère, dédicataire du livre, son père, pour qui elle a composé quelques uns des plus émouvants poèmes du recueil, les amis écrivains, enfin, qui l’accompagnent dans sa création poétique et ses doutes.
La poésie de Letitia Ilea a la politesse de rendre les vies et les choses plus belles. attentive aux détails du quotidien qui fabriquent le vide et la solitude, elle a fait sienne la formule de Raymond carver : « Les mots, c’est finalement tout ce que nous avons, alors il vaut mieux que ce soit ceux qu’il faut et que la ponctuation soit là où il faut pour qu’ils puissent dire le mieux possible ce qu’on veut leur faire dire. » La fulgurance du mot juste et le rythme délicat des vers libres soutiennent la tonalité mélancolique de ce blues qui flirte, sans s’y perdre, avec le désespoir. Les illusions se retrouvent mises à nues et les échecs résistent. c’est un sourire, souvent grinçant, parfois joyeux, qui célèbre les grandes batailles des petites choses.

Letitia Ilea est née en 1967 à Cluj-Napoca en Roumanie. Elle a publié plusieurs ouvrages de poésie, salués par la critique et récompensés par de nombreux prix, traduit en roumain L’Exégèse des lieux communs de Léon Bloy, Poèmes de métro de Jacques Jouet et Besoin de poème d’Yvon Le Men. Son oeuvre rencontre un accueil favorable en France avec la publication de ses poèmes dans la revue Europe, une résidence au Centre international de poésie de Marseille, la traduction de ses ouvrages et le prix international de poésie Jean Malrieu qui lui est décerné en 2007.

 

A lire:
Un entretien avec Letitia Ilea & Fanny Chartres.
La revue de presse.

Format : 12 x 18,5 cm / un livre de 88 pages / Parution le 22 février 2012.
ISBN : 978-2-914033-33-6 / Ean : 9782914033336 / Prix : 12 €
Ouvrage publié avec le soutien de l’Institut culturel roumain de Bucarest.

Acheter le livre.

Le Kojiki de Pierre Vinclair & Yukako Matsui

Vient de paraître aux éditions le corridor bleu le Kojiki adapté par Pierre Vinclair et illustré par Yukako Matsui.

Tour à tour cosmogonie, théogonie, épopée, manuel d’histoire et recueil de chansons, embrassant d’un même mouvement la naissance des dieux et des cultes qui leur sont dus, de la Terre et des noms qui y fourmillèrent, des hommes et des vers qui leur vinrent à la bouche, le Kojiki est un livre total, qui tient autant de la Genèse que des ViesParallèles, de L’Odyssée que d’Alice au Pays des Merveilles. Du Chaos originaire, en ligne droite et sans solution de continuité, le Kojiki contient tout depuis l’origine du Monde – y compris le récit des circonstances de sa propre rédaction.
Cette collection bigarrée d’histoires, de contes et de légendes éparpillées dans le Japon ancien sera rendue accessible en 712 par l’empereur Temmu qui, soucieux de les préserver de la corruption, en commanda la compilation orale. Pierre Vinclair, en en réinventant les rythmes, nous propose de cette oeuvre fondatrice une reprise qui, enrichie des interprétations calligraphiques de Yukako Matsui, lui rend son impossible actualité.

Pierre Vinclair est né en 1982 et vit à Shanghai. Il a publié un roman L’Armée des chenilles (Gallimard, 2007) et un recueil de poésie Barbares (Flammarion, 2009).
En 2010, il fut résident à la Villa Kujoyama de Kyoto où il commença l’écriture de sa reprise du Kojiki.

Yukako Matsui est née en 1974 à Tokyo où elle vit et travaille. À six ans, elle commence son apprentissage de la calligraphie, qu’elle poursuivra pendant dix-huit ans sous la direction du même maître. Elle enseigne la calligraphie depuis 2010 à l’atelier Shodô qu’elle a créé.

 

A lire:
Un entretien avec Pierre Vinclair & Yukako Matsui.
Un extrait du Kojiki.
La revue de presse.

ISBN : 978-2-914033-32-9 | Prix : 22 €
240 p. | 15 x 18,5 cm | Édition limitée.

Acheter le livre.

 

A propos du Kojiki, Matthieu Gosztola et Pierre Vinclair (2)

Suite et fin de l’entretien de Matthieu Gosztola avec Pierre Vinclair au sujet de sa reprise du Kojiki sur le site de La cause littéraire.

Blues pour chevaux verts

Le site d’actualités roumaines Hotnews consacre un article au livre de Letitia Ilea Blues pour chevaux verts.

Le Kojiki à Shanghai

Dimanche 12 février, Pierre Vinclair, à l’invitation de la librairie française L’arbre du voyageur, à Shanghai, a présenté et lu sa reprise du Kojiki. Retour en images.

 

L’Arbre du Voyageur
Changning District
155 Wu Yi Lu
Bâtiment Shixing, 4
Shanghai , 200050
Tel: (021) 62255723

Photographies © L’arbre du voyageur

Trois questions à Fanny Chartres

Comment avez-vous découvert Blues pour chevaux verts de Letitia Ilea  ?

J’ai d’abord découvert Letitia Ilea, que j’ai connue à l’occasion de la venue du poète Jacques Jouet, invité à Bucarest. Sa personnalité et sa sensibilité poétique m’ont tout de suite séduite. Nous sommes restées en contact, puis, un jour, Letitia m’a envoyé « C’est ainsi », le poème qui clôture Blues pour chevaux verts. Ce texte m’a bouleversée et je me suis mise à le traduire,  il le fallait, c’était comme un besoin, un devoir, celui de transmettre une émotion que ne me lâchait plus.  Puis le recueil a été publié, je l’ai lu et il m’a paru évident que je devais le traduire en entier.

Qu’est-ce qui vous a touché dans sa poésie ? Comment la définiriez-vous ?

Je dirais que la poésie de Letitia Ilea ne se définit pas, elle se sent. Elle est l’expression de de ce que chacun et chacune sommes amenés à vivre dans nos vies: l’amitié, l’amour, la perte, la renaissance, les désillusions… C’est aussi une poésie combative, une poésie qui utilise les mots pour lutter, des mots contre ce qui blesse, ce qui heurte, ce que l’on ne comprend pas. C’est une poésie qui apaise car elle transforme le laid et le douloureux en quelque chose de puissant et de radieux.

Quelles difficultés avez-vous pu rencontrer dans votre travail de traduction ? Et quelles joies ?

En fait, j’ai eu du mal à accepter la facilité avec laquelle j’ai pu traduire ces poèmes. Je me sentais bien dans la poésie de Letitia, les mots en français me venaient facilement, naturellement et cela m’inquiétait… Les joies ont été et sont nombreuses , tout d’abord quand j’ai vu qu’un éditeur, Le corridor bleu, ressentait les mêmes émotions que moi à la lecture des poèmes de Letitia Ilea et décide de les publier, puis quand Letitia Ilea, qui comprend parfaitement le français, a qualifié ma traduction de « merveilleuse », puis encore, quand je constate que toute nouvelle relecture de Blues pour chevaux verts me bouleverse à chaque fois, à chaque fois plus…

Trois questions à Letitia Ilea

La traduction française de votre livre Blues pour chevaux verts paraît aujourd’hui au Corridor bleu. Quelle place occupe ce texte dans votre œuvre ?

Blues pour chevaux verts s’inscrit dans la ligne définie par mes précédents recueils. C’est une tentative de me trouver moi-même et de surmonter la douleur de la perte d’être chéris.  C’est un recueil écrit dans une période trouble de ma vie, que j’ai réussi à dépasser. Je suis très contente que ce recueil puisse rencontrer le lecteur français, grâce aux efforts conjugués de Fanny Chartres, de l’Institut Culturel Roumain et des Editions Le corridor bleu.

Vous aimez la langue française, que vous parlez et écrivez. Vous avez également traduit en roumain Léon Bloy ou encore Jacques Jouet. Pouvez-vous nous éclairer sur les passerelles qui existent, pour vous, entre ces deux langues, mais peut-être aussi les distances et les difficultés ?

Pour moi, le français possède le charme d’une contrée exotique que je me plais à explorer. J’ai même écrit un recueil directement en français (Terrasses, Editions du Centre International de Poésie de Marseille, 2005) et cela a été une expérience unique. En ce qui concerne la traduction entre le français et le roumain, ce n’est pas une chose facile, bien qu’il y ait de nombreuses similitudes entre ces deux langues. J’apprécie d’autant plus l’excellente traduction de Fanny Chartres.

Et une chose très personnelle : lorsque j’étais petit enfant, mon père a commencé à m’apprendre le français, comme un nouveau jeu auquel je m’adonnais avec grand plaisir. Pour moi, l’amour du français se mêlera toujours à l’amour pour mon père que j’ai perdu. C’est pourquoi je dis que le français est ma langue paternelle.

Quels sont les poètes roumains contemporains qui vous touchent et dont vous aimeriez parler à nos lecteurs ? Comment se porte la vie poétique en Roumanie ?

Il y a beaucoup de poètes roumains que j’apprécie. Je ne citerai que trois noms : Andrei Zanca, Ion Mureşan, Ioan Es. Pop. Les deux derniers sont traduits en France. Il y a un dicton qui dit que le Roumain est né poète, donc la vie poétique chez nous se porte bien. Les revues importantes sont : România literară, Vatra, Apostrof etc. En ce qui concerne les écoles et les courants, il y en a beaucoup, mais je m’en suis toujours tenue à distance, car je crois que la poésie est affaire du particulier, de l’individuel.

A propos du Kojiki, Matthieu Gosztola et Pierre Vinclair (1)

A lire, la première partie d’un bel entretien entre Matthieu Gosztola et Pierre Vinclair sur le site de La cause littéraire. Il y sera question d’épopée, de course à pied et du Kojiki.

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