Archive pour la catégorie ‘création’

géorgiques de guillaume condello 2

et faire corps avec le mouvement

les milliards de cellules

sous la terre

les ancêtres ?

sous la terre le soc

résonne mais

sur la terre rampe

le présent

et le sang

irrigue

pour récolter

son […]            quotidien

sur la terre            féconde

d’elle-même

âge d’or

chimère              ceux qui travaillent

tu parles

de ceux qui ne travaillent pas

ils sont

notre oeuvre

à la sueur de ton front

le corps

de la machine

peine

perdure

et faire corps avec le mouvement

nécessité humaine universelle et

éternelle

la production des  conditions

l’existence

sur la terre

effleurée par

un geste            de fumée

on travaille

sur la terre            avance

l’insecte

et faire corps avec le mouvement

sur la terre

le paysan

à la force des bras

mécaniques             s’entend

voyant le monde

a changé de face

et faire corps avec le mouvement

nécessité humaine universelle et

les ancêtres

les mains                                     de bois

un visage sort             de terre

et le paysage            n’est plus le même

n’est plus

et faire corps avec le mouvement

sur la terre

la beauté des usines

des routes vers

la beauté

au matin le paysan ne regarde

pas

sur la terre

retournée            où

ce grand corps

de métal

gémit

et le paysan suit

les sachets de plastique

et ses gants immaculés

élastiques

sur la terre            on marche au pas

de l’insecte

emprunté

touchant le sol comme à regret

pour racler

et faire corps avec le mouvement

saule abattu de philippe fumery 1

saule abattu

branche après branche

sans hache débité

houppe dévastée par la tempête

ramure basse

de travers en boule

froissée

herbe foulée aplatie

allers retours incessants

hersée sous les branches

griffues

passage d’une armée solitaire

à traîner ce fardeau

amener les bottes

jusqu’au bûcher

ne veut pas prendre

à propos de philippe fumery

un poème de pierre garnier

l’offensive d’alin anseeuw 2

Ici qu’à Spa est-il utile de l’indiquer

Préciser ce qu’on entend à partir de là

Dans des arbres où la lune manque d’air

Je sais que c’est ainsi que ça commence

La forêt brûle par ce qui la fit naître

La terre est dans l’angle de la lumière

Une machine de guerre implacable poésie

Essayée essuyée arrêtée par des légions

Dont la distribution la dispersion sont

De qui prend de la distance et commence

Le récit dans la limite d’une ouverture

Avec une main dans la fenêtre naturelle

Comme il convient de traverser le temps

sonnet justifié de 14 vers de 39 signes

alin anseeuw possède un site internet