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la joie est vulgaire de charles-mézence briseul
Vient de paraître chez l’une & l’autre la joie est vulgaire de charles-mézence briseul, un récit de 114 p., présentation à l’italienne, intérieur en bouffant cartoon, couverture à rabats en sirio pearl merida cream s’il vous plaît, l’objet est aussi beau que le texte, le prix modique, vous seriez impardonnables…
Vous pouvez commander le livre auprès de votre fournissseur habituel.
la joie est vulgaire
114 p. / 10 €
l’une & l’autre
99, rue du faubourg du temple
75010 paris
lune-lautre(arobase)orange.fr
la trilogie d’agnès gueuret

Avec Souffles se clôt la trilogie poétique d’Agnès Gueuret commencé en 2006 avec Le Pas du temps suivi de Sur les Sentiers de Qohéleth en 2008.
REVUE DE PRESSE
Sur les sentiers de Qohéleth
Article de Jean-Pierre Jossua dans la REVUE DES SCIENCES PHILOSOPHIQUES ET THEOLOGIQUES, n° d’avril-juin 2008 (Librairie philosophique J. Vrin).
Article de Pascal Boulanger la revue EUROPE de mars 2008.
Article de Jean Alexandre dans le revue LIBRESENS n°172.
Article d’Huguette Charrier dans la revue trimestrielle PARVIS n° 36 de décembre 2007.
Article d’Antoine Lion sur le site du couvent Saint-Jacques.
Le Pas du temps
Article de Nathalie Héron dans la revue CHRISTUS, numéro 215 de juillet 2007 (p. 372).
Article de J.-P. Jossua dans la REVUE DES SCIENCES PHILOSOPHIQUES ET THEOLOGIQUES, tome 91, numéro 2, d’avril-juin 2007 (Librairie philosophique J. Vrin).
Article dans la revue ESPRIT, numéro de mai 2007 (p. 209-210).
Note de lecture consacrée au Pas du temps sur le site de la librairie arrêt aux pages.
Article d’Adolphe Grégoire dans GOLIAS MAGAZINE n° 112, p. 87 et 88 (janv./fév. 2007).
Article de Michel Leplay dans REFORME n° 3205 (4-10 janvier 2007).
Article de Jacques Escande dans ETUDES THEOLOGIQUES ET RELIGIEUSES n° 2 (2007).
Article de Georges Friedenkraft dans JOINTURE n° 84 (décembre 2006).
Article de Jean Alexandre dans LIBRESENS n° 158, p. 2 et 3 (octobre 2006).
entretien avec agnès gueuret

Agnès, vous signez votre troisième ouvrage de poésie aux éditions le corridor bleu. Comment situez-vous Souffles par rapport à vos deux livres précédents ?
Avec Souffles, je viens enfin d’honorer un contrat que je n’ai pu envisager de mener à bien qu’après avoir écrit Le Pas du temps et Sur les Sentiers de Qohéleth ; ou pour le dire autrement, le dialogue inauguré entre Luc et Théophile avec Le Pas du temps, poursuivi souterrainement Sur les Sentiers de Qohéleth, s’achève, au sens de trouve sa fin, dans Souffles où les voix qui s’interpellent aujourd’hui comme au temps de l’élaboration des Écritures s’élèvent pour tenter de dire et de redire « la parole entendue au plus profond du temps » attendant de nous cette « allégeance en l’instant consentie tel un commencement ». C’est dire que le temps et les questions qu’il ne cesse de susciter en nous sont au cœur de ces trois ouvrages.
Vous avez travaillé le texte lucanien de très près comme le montre votre thèse publiée au cerf. L’écriture poétique est pour vous un autre rapport au texte sacré. Pouvez-vous préciser ce lien ?
Le « texte sacré » est une expression que je n’aime pas bien pour désigner les textes bibliques du Premier et du Second Testament. « Sacré » résonne à mes oreilles pour dire « non profane », voire « intouchable ». Or justement ce que m’a confirmé l’étude sémiotique des textes lucaniens que j’ai menée, c’est que ces textes, comme tous les autres textes y compris les textes bibliques, sont le fruit d’un travail d’écrivains. Ces écrivains, humains comme vous et moi, pour exprimer ce qui leur tenait à cœur, ont usé du langage et des sources littéraires, socio-culturelles, etc. dont ils disposaient « ici et maintenant ». C’est ainsi que, pour écrire le Second Testament, les auteurs et leurs communautés ont puisé dans les Écritures du Premier testament qu’ils réinterprètent à nouveaux frais essayant de traduire ce qu’ils ont vécu et vivent après leur rencontre avec Jésus de Nazareth.
Ceci dit, leur effort peut être qualifié de double :
1°) ils écrivent un texte qui a du sens et qu’une étude sémiotique peut déceler comme c’est sa tâche face à tout texte en son langage ;
2°) ils tentent en cela de libérer une parole, c’est-à-dire un espace où l’oreille des interlocuteurs en présence entendent, perçoivent ce qui se dit là, toujours dit et jamais dit, quête toujours ouverte, chemin où l’on va, où l’on passe de seuil en seuil vers une vérité que nous ignorons mais qui nous tient.
C’est dire que tout texte véritable est poétique au sens où il est capable de créer cet espace où quelque chose se dit de notre humanité en travail ; les textes bibliques n’échappent pas à cette règle. Il n’y a là en eux rien d’intouchable, mais au contraire ils s’offrent à notre oreille. Et si parfois une oreille exercée par l’étude et une recherche rigoureuse décèle ce qui fait sens dans tel ou tel texte et ose se mettre à traduire ce qui l’a traversée tandis qu’elle écoutait, alors cela peut donner la trilogie dont nous parlons : Le Pas du temps, Sur les Sentiers de Qohéleth et Souffles.
Souffles met en scène la naissance de l’Église telle qu’elle est racontée dans les Actes des apôtres, avec ses succès et ses désillusions. Vous comparez ces débuts, non sans audace, à votre itinéraire personnel et plus largement à l’itinéraire de tout un chacun.
Dans l’écriture de Souffles, si je parle d’audace me concernant, c’est que j’ai osé tenter là, à mes risques et périls, de dire combien les combats menés par les premiers disciples de Jésus et ceux que nous menons dans notre aujourd’hui se répondent au sens musical du terme. La naissance des églises, communautés des disciples de Jésus, a lieu maintenant dans les assemblées diverses que nous formons, mais aussi au-dedans de nous-même. Car pour moi, les frontières de l’Église avec un grand « E », ne sont pas situées entre les intégristes et les progressistes, les catholiques et les protestants, les communautés paroissiales et les communautés de base, etc. ; non, ces frontières-là passent au-dedans de nous et à ce propos j’aime évoquer le mot célèbre de Jeanne d’Arc : « Si je n’y suis pas que Dieu m’y mette, si j’y suis que Dieu m’y garde ! » De ce point de vue, l’appartenance à l’Église de Jésus ne peut être décrétée par aucun pape, et ce point de vue me semble juste.
L’univers chrétien n’est pas véritablement exploré par la poésie contemporaine. Il y a des précédents célèbres mais à l’heure actuelle la chose est plus rare. De quels poètes contemporains vous sentez-vous proche ?
Je connais peu la littérature contemporaine. Je le regrette, il faudrait pourtant bien que je m’y mette maintenant que je suis en train de tourner une page sur mon travail à propos des textes lucaniens ! Plusieurs noms me viennent cependant :
Jean Grosjean avec Le Messie, Elie, La reine de Saba…
Jean-Pierre Lemaire avec L’exode et la nuée où j’ai beaucoup aimé la trilogie sur Bartimée
Jean Alexandre, poète dont je ne cite que le dernier livre : Chants et déchants, enraciné qu’il est dans le terreau des textes bibliques.
Erri De Luca dans Montedidio, La Mère … bien que, vis-à-vis de lui, j’aurais bien des questions à poser.
Mais certains poèmes de Pascal Boulanger que le Corridor bleu m’a permis de rencontrer m’ont rejointe en la quête qui m’habite :
« Je suis là …
voyageur qui pense en marchant
parle dans un saisissement qui le dessaisit… »
J’ai beaucoup à apprendre en ce domaine.
parution

Un long poème en trois parties où plusieurs voix se répondent, comme dans le demi-cercle du théâtre antique : mais ici l’intrigue est cachée, elle s’entrevoit derrière les fragments d’un drame qui demeure invisible et dont on ne perçoit que des échos partiels, des stances déchirées. Il est question d’une guerre lointaine, mais aussi d’un massacre ancestral, fondant la communauté des hommes qui viennent échanger leurs paroles, bien après la bataille. Pierre Vinclair débarque dans le paysage poétique actuel avec un livre aussi dérangeant qu’inclassable, où la beauté hiératique de l’ancienne épopée alterne avec la trivialité de la violence ordinaire. Son livre altier, énigmatique, se démarque de presque tout ce qui s’écrit de nos jours, sous le terme de poésie : peut-être parce qu’il renoue avec la très lointaine origine du chant, sans méconnaître l’inquiétude et les vacillements modernes.
(Prière d’insérer de l’éditeur).
Barbares, Pierre Vinclair, éd. Flammarion, 17 euros, en librairie le 14 octobre.
